salarié, par la valeur du point à la date de la liquidation, dans le régime à comptes notionnels le montant est obtenu en divisant le capital accumulé collectivement par l’espérance de vie moyenne du salarié à l’âge où il prend sa retraite.
Ce montant est, le cas échéant, affecté d’un coefficient de conversion permettant d’ajuster le montant global des pensions à verser au montant global attendu des cotisations.
Ex : si pour chaque 100 € de montant de pension calculé le régime ne dispose que de 70 €, le montant de la pension servie sera diminué de 30%.
A noter que nos régimes actuels fonctionnent à « prestations définies », c’est à dire que le montant des droits à retraite est fixé en proportion du salaire d’activité et le régime s’engage à financer les droits ainsi déterminés. En d’autres termes, dans nos régimes, la règle fondamentale reste d’ajuster en permanence le montant des ressources au montant des droits à retraite à honorer et non l’inverse. Sacrée différence !!
En conséquence, compte tenu du besoin de financement actuel de nos régimes de retraite résultant des évolutions démographiques et surtout de l’évolution de l’emploi et des salaires, le remplacement de ces régimes par un régime à
cotisations définies, que ce régime fonctionne en points ou en comptes notionnels, aboutirait inéluctablement à un effondrement du niveau des pensions à brève échéance, avec les conséquence sociales désastreuses qu’un tel effondrement ne manquerait pas d’avoir.
3-Développement à grande échelle de l’épargne retraite
Tant le gouvernement que le MEDEF se prononcent en choeur aujourd’hui en faveur d’un développement massif et sans précédent de l’épargne retraite, développement qui résulterait de mesures législatives contraignantes aussi bien pour les entreprises que pour les salariés.
Ne pouvant dissimuler plus longtemps l’effondrement du niveau des pensions par répartition que provoquerait leur réforme, le recours à l’épargne retraite serait alors présenté par eux comme le seul recours possible désormais pour se constituer une retraite décente. En occultant bien sûr cette vérité d’évidence : si les salariés et les entreprises avaient de l’argent à mettre dans des systèmes d’épargne retraite, au demeurant peu fiables et donc risqués et beaucoup plus coûteux que la retraite par répartition, pourquoi alors ne pourraient-ils pas mettre cet argent dans des